Nous avons beau le dire et le répéter, un certain nombre de personnes ignorent encore ce que c'est que d'assumer l'achat d'un chien, même s'ils pensent y avoir mûrement réfléchi, certains se rendent compte, au bout de quelques jours passés avec ce chiot qu'ils ont pourtant si impatiemment attendu, qu'ils ne sont pas prêts à assumer un chien.

Que font-ils alors ? Le rapporter tout simplement chez l'éleveur, comme on rapporterait au magasin un vêtement qui ne convient pas, sans même se soucier du fait que cela constitue un traumatisme pour le chiot, même si celui-ci ne le montre pas. Un chien, contrairement à un vêtement, a une âme et des sentiments. Cela paraît logique, mais beaucoup semblent ne pas y penser. Evidemment, mieux vaut le ramener après 3 jours qu'après trois mois,quand le chiot a déjà vraiment ses habitudes et sa vie, mais mieux aurait-il valu y renoncer avant l'achat du chiot.

Le travail de l'éleveur, c'est de vous conseiller au mieux en vous posant les bonnes questions afin de "sentir" si vous êtes capable d'assumer un chien, mais il ne peut tout de même pas s'immiscer totalement dans votre vie et vous en demander les moindres détails. C'est à vous, en tant qu'adulte responsable, de peser le pour et le contre et de décider si vous êtes à même ou non d'assumer un chien.


Assumer le point de vue financier 


Assumer l'éducation du chien 

C'est à dire s'engager à lui donner l'éducation nécessaire en suivant les conseils de l'éleveur, qui connaît sa race, ainsi que les parents de votre chien (ou du moins la mère) et leur caractère.

Un chien n'est pas l'autre, certains sont beaucoup plus faciles à gérer que d'autres, et il faut s'attendre à tout. Il est facile de se laisser avoir par les "yeux de Cocker", de s'amuser du fait que votre chiot de 4 mois grogne quand vous allez dans sa gamelle, ... et de téléphoner à l'éleveur quand votre chien a atteint l'âge de 15 mois et que vous ne savez plus entrer dans la pièce où il mange, ou que vous êtes obligés de lui céder son fauteuil préféré quand il en envie ... et, qui plus est, de ne pas assumer le fait que c'est vous qui avez commis des erreurs d'éducation. Non, là on préfère demander à l'éleveur quel est le caractère des parents du chien, pour retourner la situation et dire que l'on vous a vendu un chien agressif.

Or, à 9 semaines, aucun chiot (né dans un élevage sérieux digne de ce nom), n'est agressif, ce serait un comble ! Il y a juste des chiots à tempérament "faible", qui pourraient devenir peureux, et d'autres à tempérament "fort", susceptibles de devenir agressifs s'ils ne sot pas mis en de bonnes mains, c'est tout. L'éleveur sérieux sélectionne ses géniteurs en fonction de leur tempérament aussi, vous êtes à même, en visitant l'élevage, de vous rendre compte si vous avez affaire à des sujets agressifs ou peureux.

De la naissance à l'âge de 9 semaines, l'éleveur sérieux fait tout son possible pour bien sociabiliser ses chiots et les préparer au mieux à leur vie future ("stimulis" : jouets, bruits, radio, accès à l'extérieur pour les inciter à la propreté, liberté dans le jardin, sociabilisation avec d'autres chiens de l'élevage, manipulations journalières, bain et "pré-toilettage", ...).

A partir de 9 semaines, l'éducation du chiot n'appartient qu'à vous, il s'agit de votre responsabilité et il est de votre devoir d'écouter et de suivre les conseils de l'éleveur, par exemple si celui-ci vous encourage à vous inscrire, avec votre chiot, à des cours d'éducation. Il existe même maintenant des séances d'éducation à partir de l'âge de 2 mois car, les progrès en comportement aidant, on s'est rendu compte que le plus tôt était le mieux.

De même, si dans la vie du chien , il lui arrive des comportements "déviants" (ex : grognements, problème avec les enfants, ou autre), si l'éleveur vous conseille d'aller consulter un vétérinaire comportementaliste, ce n'est pas pour le plaisir de vous faire dépenser votre argent, il n'y a lui-même aucun intérêt. C'est juste qu'il pense que cela sort de sa compétence, c'est-à-dire qu'il ne vit pas avec vous et votre chien et n'est pas capable de déceler les "failles" dans le comportement du maître (qui est souvent, bien involontairement, la cause des problèmes) et dans celui du chien. Le comportementaliste non plus, me direz-vous, mais il a étudié la psychologie canine en détails, et vous posera des tas de questions, en partant depuis l'acquisition du chiot, et analysera vos comportements ainsi que ceux de votre chien. Il vous expliquera alors vos erreurs, comment les corriger et, croyez-moi, cela a déjà résolu bien des problèmes.

Le plus difficile est de convaincre les propriétaires, en cas de problème de comportement, de consulter un vétérinaire comportementaliste. Ils se demandent comment il fera pour changer le comportement du chien et résoudre les problèmes rien que par une discussion approfondie, et pensent souvent qu'il est trop tard et que plus rien ne pourra changer leur chien, ce qui est vraiment malheureux, tant pour le propriétaire que pour le chien. Assumer son entretien : C'est à dire au moins un bon brossage hebdomadaire et une séance chez le toiletteur tous les deux à trois mois. Cela paraît anodin mais cela représente une certaine charge.


Assumer le facteur "temps" 

En effet, même si l'on dit et répète qu'un Cocker n'est pas fait pour rester seul plus de 5 heures par jour car il ne s'y habitue pas, (C'est aussi un fait difficile à faire comprendre à certaines personnes, mais pourquoi s'entêter si un éleveur expérimenté vous conseille une autre race ? Il n'a aucun intérêt à vous dire de ne pas acheter de chiot chez lui, que du contraire. Il est vrai que certains ont besoin de vivre l'expérience par eux-mêmes pour se rendre vraiment compte que ce qu'on leur a dit est la vérité, mais avec un chien, une vie, ce genre de situation n'est pas permis), en dehors de cela il demande quand même du temps pour s'occuper de lui, il n'est pas là que pour vous tenir compagnie, vous lui êtes redevable d'un certains nombre d'attentions (jeux, promenades, entretien, éducation, ...) qui rempliront bien vos journées.


Assumer le chien en lui-même 

Un Cocker, c'est tout d'abord :

On ne décide pas d'acheter un Cocker (ou une autre race) parce qu'on en a rencontré un dans la rue qui nous a vraiment plu ou parce qu'on a vu de superbes photos sur Internet. On achète un Cocker parce son caractère semble vous correspondre, et que vous pensez pouvoir lui offrir la vie dont il a besoin.

Parfois, il faut aussi se dire qu'il y a un moment pour tout dans la vie, et il est parfois plus sage de reporter l'acquisition du chien à plus tard, quand on aura plus de temps à lui consacrer, plus de présence à lui offrir.

Parfois aussi, certains ont l'impression qu'il ne manque plus que le chien pour "compléter le tableau" : On est jeunes, beaux, on a une belle voiture, une bonne situation, de charmants enfants, il ne manque plus que le gentil toutou pour vous accueillir quand vous rentrez à la maison après votre journée de travail ... Désolée, mais certaines personnes pensent vraiment comme cela, croyez-moi, par expérience. L'argent n'achète pas tout, et ne fait pas toujours le bonheur.

Nous voulons à tout prix éviter les échecs avec les chiots que nous cédons, c'est pourquoi nous mettons autant en garde les personnes éventuellement intéressées par l'achat d'un Cocker.

 


En visitant ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de vous proposer les meilleurs services possibles. Vous pouvez modifier les paramètres des cookies à tout moment.